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Le virus de Schmallenberg serait bien inoffensif pour l’Homme

Written by Nicolas Guibert on . Posted in Actualitées

Une étude sérologique menée par l’Institut national de santé publique et de l’environnement des Pays-Bas sur 301 sujets au contact direct avec le virus de Schmallenberg vient d’écarter de manière quasiment définitive le danger pour l’homme.

Source : No evidence for zoonotic infection caused by Schmallenbergvirus

Contexte : Présence du virus de Schmallenberg en France

La présence du virus de Schmallenberg vient d’être confirmée dans 59 nouvelles exploitations.

Au total ce sont 1471 élevages qui sont donc touchés dans 52 départements (01, 02, 03, 08, 10, 14, 16, 17, 18, 21, 23, 24, 27, 28, 33, 36, 37, 39, 41, 45, 47, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 76, 77, 79, 80, 86, 87, 88, 89, 95).

Il s’agit essentiellement d’élevages ovins, mais on compte 329 élevages bovins, 17 élevages caprins et 2 élevages ovin/caprin.

Ce virus de la famille des orthobunyavirus, qui n’affecte que les ruminants, a été identifié pour la première fois au Pays-Bas et en Allemagne en novembre dernier. D’autres foyers ont depuis été recensés en Belgique, au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Italie et en Espagne.

Il s’agit d’une maladie d’élevage qui peut se manifester par de la fièvre, une chute de production ou des malformations à la naissance, en particulier chez les ovins. Le virus n’est pas contagieux d’un animal à l’autre mais est transmis par des insectes vecteurs.

Dès l’apparition du virus, la DGAL avait activé une surveillance spécifique, au travers de la plate-forme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale, pour détecter le plus précocement possible l’arrivée de la maladie en France. Les animaux malades des élevages concernés ont été pris en charge par le vétérinaire de l’exploitation et les services départementaux.

Dans le cadre de la Plateforme de surveillance épidémiologique, la réalisation d’enquêtes dans les élevages contaminés a été confiée aux Groupements de défense sanitaire (GDS) avec l’appui de l’Anses. L’objectif est notamment d’évaluer la proportion d’animaux atteints et de décrire le type de troubles cliniques rencontrés. Les résultats montrent que, dans les élevages contaminés étudiés, en moyenne 15 % des agneaux présentent des troubles cliniques pouvant être rapportés au virus.

S’agissant d’une maladie d’élevage pour laquelle l’ensemble des solutions techniques n’est pas encore disponible, les experts scientifiques, les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale (RFSA), mandatés par le ministère en charge de l’agriculture, ont défini des priorités de recherche, notamment en matière de diagnostic et d’épidémiologie de la maladie. Cette démarche s’est faite en concertation avec la Commission européenne.

Un réseau de laboratoires agréés pour la réalisation du diagnostic a été constitué. Voir la liste. Ils utilisent des kits validés par le laboratoire ANSES de la santé animale de Maisons-Alfort (LSAn). Par ailleurs, un test sérologique a été développé par une société française et validé par l’Anses.

Aucune restriction aux mouvements d’animaux des exploitations infectées n’est appliquée. Il est cependant rappelé que, d’une manière générale, les animaux malades ne sont pas déplacés. Il est conseillé aux éleveurs de ruminants de contacter leur vétérinaire dans le cadre de la surveillance clinique mise en place.

La plateforme nationale de surveillance épidémiologique en santé animale est lancée

Née des réflexions menées lors des Etats généraux du sanitaire tenus en 2010 sous l’égide du ministère en charge de l’agriculture, une plateforme nationale de surveillance épidémiologique en santé animale a été mise en place en octobre 2011. La surveillance épidémiologique est la base de toute politique de prévention et de lutte contre les maladies. Si la situation sanitaire de notre pays en matière de santé animale est actuellement très favorable, un tel statut n’est jamais définitivement acquis et requiert une attention accrue.

Source : http://agriculture.gouv.fr/maladies-animales

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